En quoi la théorie des couleurs peut-elle contribuer à l’épanouissement des salariés ?

Article publié le 10/04/2017

 

La mise en place d’une équipe, pour former une entreprise ou pour mener à bien un projet, requiert une réflexion ainsi que l’étude de nombreux critères en amont. Il s’agit de mettre en commun des individus et donc des personnalités, des compétences différentes et complémentaires, de manière à former un assemblage homogène qui aboutira à une combinaison gagnante.

Parmi les multiples méthodologies, la théorie des couleurs fait partie intégrante du fonctionnement de nombreux départements RH et entreprises aujourd’hui. En quoi consiste-t-elle et comment peut-elle contribuer à l’épanouissement des salariés ?

 

Qu’est-ce que la théorie des couleurs ?

La théorie des couleurs émane du psychiatre suisse, Carl Gustav Jung qui, en 1920, proposa une manière de catégoriser le mode de fonctionnement psychologique de chaque individu. Huit catégories représentent une combinaison des quatre types fonctionnels de Jung (pensée, sentiment, sensation et intuition) associée à une attitude extrovertie ou introvertie. Les quatre types fonctionnels correspondent aux couleurs et aux caractéristiques suivantes :

  • Bleu frais : sans parti pris, analytique, objectif, détaché et précis ;
  • Vert calme : apaisant, détendu, calme, aimable, patient, rassurant ;
  • Jaune brillant : joyeux, dynamique, sociable, enthousiaste ;
  • Rouge ardent : positif, affirmatif, assuré, audacieux, compétitif

Chaque individu possède des doses plus ou moins importantes de chacune de ces couleurs, avec des caractéristiques dominantes que l’on retrouve à travers les huit types de personnalités suivants : le directeur, le motivateur, l’inspirateur, le conseiller, le supporteur, le coordinateur, l’observateur et le réformateur.

Dans son ouvrage, Psychological Reflecions, Carl Jung dit : « Tout progrès, tout succès de l’être humain a été réussi en partie grâce à une prise de conscience de soi ». Les couleurs de Jung visent ainsi à mieux se connaître et mieux se comprendre soi-même et les autres. Des connaissances qui stimulent l’efficacité relationnelle au même titre que la progression et le développement de chaque individu au sein d’une entreprise. Il s’agit donc pour les salariés d’un même groupe de devenir conscients de leur propre comportement afin d’en prendre la responsabilité et d’agir, de prendre des décisions en acceptant leurs conséquences, quelles qu’elles soient.

Prenons les individus caractérisés par une dominante « rouge », les directeurs, par exemple. Ce sont des personnes dont le talent se remarque dans leur esprit de décision. Ils ont confiance en eux-mêmes et sont orientés vers les résultats. Ils seront donc tout à fait à l’aise en autonomie, pour conduire un projet et le fait de leur faire envisager des alternatives les fera progresser. A l’opposé du rouge ardent, on trouve le « vert calme » des « Conseillers » qui apprécieront de recevoir des feedbacks positifs et que l’on fera progresser en les encourageant à l’analyse et à la précision.

 

Contribution de la théorie des couleurs à l’épanouissement des salariés

Aujourd’hui, les travaux de Jung font l’objet de systèmes que les entreprises mettent en œuvre afin de proposer un cadre de développement pour augmenter la compréhension de soi et des autres. Il s’agit de trouver des solutions pour créer une balance optimale de combinaison de couleurs visant à atteindre un équilibre dans l’entreprise, en termes de productivité et d’environnement.

La connaissance de la couleur dominante chez chaque salarié offre aux RH et aux managers un puissant outil de management permettant de former des équipes homogènes et productives. Par exemple, trop de « rouges » ensemble (les personnes naturellement décisives et leaders) génère des situations conflictuelles pouvant ressembler à des combats de coqs en salle de réunion. A l’opposé, une équipe formée uniquement de « jaunes » génèrera beaucoup d’idées et d’innovations mais peu de réalisations concrètes.

Bien entendu, il existe des professions ou départements pour lesquels certaines personnalités sont dominantes. Ainsi, le service financier, par exemple, est davantage teinté de « bleu » en raison des connotations analytiques induites par ses tâches et ses responsabilités. Généralement, les meilleures équipes et les meilleurs salariés, possèdent une dose de chaque couleur en eux. En matière de recrutement, si deux candidats potentiels se valent, l’analyse des couleurs peut se révéler très utile afin de choisir celui ou celle qui viendra compléter au mieux l’équipe en place.

La théorie des couleurs est également peu complexe à mettre en pratique. Il est important qu’elle soit prise en compte pour deux raisons essentielles. La première est qu’elle émane d’une recherche approfondie de la part de l’un des plus grands psychologues de tous les temps, Carl Jung – un être sérieux et scientifiquement rigoureux. La seconde est qu’elle est simple à mettre en application.

Les couleurs étant facilement mémorisables, elles peuvent être assimilées par certains à un gadget RH. Néanmoins, il est essentiel, pour permettre à une entreprise de progresser, de comprendre les personnalités des salariés plutôt que de se limiter à leurs capacités. Ceci devrait être le devoir de tout manager ou responsable RH, tant en matière de recrutement qu’en matière de développement.

La connaissance et la maîtrise des leviers permettant de gérer les salariés et de les faire progresser en fonction de la couleur qui les caractérise est réellement un formidable outil de management. A terme, cette connaissance contribue à créer, au sein de l’entreprise un équilibre interne harmonieux et donc des salariés plus épanouis.

 

Marilyn Guillaume

 

 

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