Les défis des DRH en 2013 : l’engagement et l’adhésion des collaborateurs

Actualité RH publié le 20/11/2012

ADP, leader des services de Gestion des Ressources Humaines, de la Paie et de la Gestion des Temps, révèle les résultats de son Panel « Priorités RH 2013 ». Cette étude, menée auprès de 1 220 acteurs de la fonction Ressources Humaines sur le territoire français, dont 81 % de Directeurs et Responsables RH, fait état des enjeux et des priorités de la fonction pour l’année à venir. Face au contexte économique actuel, les Ressources Humaines ont un rôle accru à jouer pour assurer le développement et la croissance des entreprises. En ont-elles les moyens ? Quelles sont les priorités afin de mener à bien ces objectifs en 2013 ? Quels sont les obstacles éventuels ? En s’appuyant sur son panel RH, ADP a dressé un état des lieux des services RH en France et souligne l’évolution du rôle de ces professionnels, qui replacent l’humain au cœur de l’entreprise.



·         L’enjeu majeur des DRH pour les 2 années à venir : l’engagement des collaborateurs pour 61 % d’entre eux, suivi de la gestion des risques psycho-sociaux  pour 44 % et la gestion des talents  pour 43 % des répondants.

·         Pour 2013, la gestion des compétences est la priorité pour 63 % des DRH, suivie de la gestion de la formation pour 59 % et du pilotage de la masse salariale pour 56 % des répondants.

·         Les DRH sont  pour 76 % d’entre eux plutôt optimistes au sujet de la réalisation de leurs projets en 2013. Ce chiffre est de 68 % en ce qui concerne les prévisions de l’activité de leur entreprise.

·         56 % des DRH éprouvent néanmoins des difficultés pour atteindre leurs objectifs.

·         35 % d’entre eux ressentent un manque de reconnaissance de la fonction RH au sein de leur organisation.


Les DRH : un optimisme relatif

Malgré un contexte économique tendu, la surprise de cet état des lieux est que les DRH restent globalement optimistes en ce qui concerne leurs projets à venir. La segmentation des résultats est cependant symptomatique de la situation économique : les profils les plus optimistes travaillent dans des entreprises de 1 000 à 3 000 salariés, plus résistantes face à la crise. L’optimisme est alors partagé par 80 % d’entre eux. A l’inverse, ce sont chez les DRH de PME de 50 à 300 salariés, qui subissent plus directement la crise économique et que l’on retrouve avec le plus haut niveau d’anxiété, 27 % des répondants se déclarant pessimistes.
En matière de secteur d’activité, les chiffres sont encore une fois parlants : 86 % des DRH des activités financières et d’assurance sont optimistes, contre 72 % dans l’industrie manufacturière.

En outre, 56 % des DRH déclarent éprouver des difficultés pour atteindre leurs objectifs, et ce, de manière assez homogène selon la taille des entreprises. Les DRH soulignent en premier lieu le manque de moyens mis à leur disposition, qu’ils soient humains (53 %), financiers (47 %) ou  en solutions informatiques dédiées (36 %). On constate de façon notable que 29 % d’entre eux considèrent qu’il y a un désintérêt de la direction pour les enjeux RH, tandis que 35 % pensent que la fonction RH souffre d’un manque de reconnaissance au sein de leur organisation. A noter par ailleurs que le désintérêt de la direction pour les enjeux RH est plus marqué chez les PME (33 %) que dans les TGE (14 %).

Grégory Luneau, Directeur Marketing des offres RH chez ADP commente « De prime abord, nous avons été surpris par le niveau d’optimisme déclaré au regard de la situation économique, mais après analyse cet optimisme reste  relatif compte tenu des importantes difficultés rencontrées par les DRH. ils affichent clairement la volonté de donner encore plus de poids à l’humain dans l’entreprise mais souffrent, pour l’instant, d’un manque de moyens et d’un relatif désintérêt de leur direction. »


L’humain au cœur des objectifs 2013

Ce désir de faire évoluer les RH est illustré par un chiffre : l’enjeu que les DRH considèrent comme le plus important pour les 2 années à venir est l’engagement des collaborateurs (61 %), loin devant les risques psycho-sociaux (44 %) ou encore la gestion des talents (43 %), la conduite du changement (42 %) ou la Responsabilité Sociale et Environnementale (42 %). Encore une fois, la taille de l’entreprise n’influe pas sur la notion d’engagement puisque c’est l’enjeu prioritaire dans chacune des catégories : 61 % chez les PME, 64 % dans les Grandes Entreprises et 59 % des Très Grandes Entreprises.

Les DRH ne s’y trompent pas. Ils constatent un désengagement croissant des collaborateurs et une démotivation qui, à terme, génère un mal être au travail. Ceci se traduit par des symptômes tels que  de l’absentéisme, du turnover, mais aussi de « l’absentéisme moral », avec des conséquences de coûts et de satisfaction clients. Les DRH veulent donc replacer l’humain au cœur de leurs organisations, pour remotiver les collaborateurs et ainsi influer de manière significative sur la compétitivité de leur entreprise.

« Les RH prennent conscience de l’opportunité qu’ils ont de sortir de la crise par le haut, non pas financièrement, mais humainement. » commente Grégory Luneau. « Il faut pouvoir générer chez les collaborateurs un choc de confiance qui les amène à être plus que jamais des sources de productivité et de développement des entreprises ».
 

Soyez le premier à commenter cet article