2018 : les tendances en matière de recrutement

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recruter en 2018
tendances du recrutement

La croissance amorcée en Europe en 2017 semble se confirmer puisque la Banque de France a estimé une croissance de l’ordre de 1,6 % entre 2018 et 2019. La reprise d’activité induit un marché de l’emploi plus dynamique qui va obliger les Rh à modifier leur stratégie de recrutement pour séduire les talents. Explications.

Demain, le choix appartiendra au candidat

 La tendance se confirme pour 2018, le nombre d’offres sera supérieur au nombre de candidatures. Le marché sera plus tendu obligeant les RH à dépasser leurs appréhensions et à mettre en place une politique de recrutement tournée vers les attentes des candidats. Concrètement, les RH devront se plier aux attentes des candidats qui vont au-delà d’une rémunération attractive. En effet, si la rémunération demeure un point important, elle n’est plus leur motivation principale. Les candidats sont soucieux de la culture d’entreprise, idéalement centrée sur l’expérience des collaborateurs. En d’autres termes, le candidat est à la recherche d’entreprises où il fait bon vivre, autrement dit, d’entreprises faisant preuve d’empathie, d’attentions vis-à-vis de ses salariés. Cela est d’autant plus vrai pour les Millénials, disposés à renoncer à une rémunération attractive si le poste proposé est en parfaite adéquation avec leurs attentes. Dès lors, on comprend l’urgence de la situation et l’impériosité pour les RH de s’inscrire dans un processus de séduction dès la première phase de recrutement.

Opération séduction ou comment travailler sa marque employeur

La majorité des candidats s’intéresse à l’image de l’entreprise et à ses pratiques managériales avant de postuler à un poste. Plus communément connue sous le nom de « marque employeur », elle correspond à la « réputation » de l’entreprise à l’égard des éventuels candidats mais également des salariés existants. Développer sa marque employeur suppose la mise en place d’une véritable stratégie qui permettra à l’entreprise de se différencier de ses concurrents afin de recruter les talents et de les fidéliser. La démarche empruntée en partie aux techniques du marketing, va bien au-delà. En effet, elle suppose que l’entreprise définisse les valeurs et les principes propres à son organisation ainsi que les politiques RH mises en œuvre afin d’attirer les candidats potentiels et de retenir ceux déjà recrutés. Sa visibilité doit être assurée au moyen d’une stratégie de communication cohérente et multicanal (réseaux sociaux etc.) dont les collaborateurs eux-mêmes se feront l’écho.

Le processus de recrutement participe à la marque employeur et doit de ce fait répondre aux exigences du marché et des candidats au risque de les voir partir à la concurrence.

Quels sont les profils à séduire en 2018 ?

 Le marché, plus tendu, le sera plus particulièrement pour les entreprises en quête d’experts financiers et comptables. En effet, les profils compétents ont des attentes et des exigences de plus en plus poussées quant à l’environnement de travail et les valeurs véhiculées par l’entreprise. Ainsi, selon l’étude récente réalisée par le cabinet de recrutement Robert Half, 82 % des directeurs financiers rencontreraient des difficultés à recruter des experts financiers. Les Managers de transition sont également de plus en plus prisés par les entreprises à la recherche de managers ayant des compétences digitales pour des missions ponctuelles. De même, la transformation numérique pousse les DSI (Directions des Systèmes d’Information) à recourir à des experts du domaine tels que les développeurs, les Data scientist. Enfin, les métiers du digital seront aussi cette année fortement demandés pour recueillir et analyser les données des entreprises afin d’optimiser leur croissance. Ceci se confirmera particulièrement pour les entreprises BtoB, dont le processus de transformation digitale va au cours de cette année, s’intensifier.

Marilyn GUILLAUME

Source : https://www.roberthalf.fr/etude-de-remunerations