Les avantages en nature sont-ils si importants que cela ?

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Les avantages en nature sont-ils si importants que cela ?

Lorsqu’ils sont à la recherche d’un nouveau poste, les candidats penchent souvent en faveur de certaines mesures incitatives offertes par les employeurs. Au cours des dernières années, les avantages en nature sont devenus partie intégrante de tout emploi de bureau, moins perçus comme un avantage, mais plus comme une nécessité. La part des emplois qui ne bénéficient pas d’avantages en nature de la part des employeurs est relativement maigre, les entreprises se disputant les talents sur la base des conditions les plus attrayantes en vue de satisfaire les candidats et de fidéliser les employés.

Le premier à être allé jusqu’à équiper ses bureaux d’ « Energy Pods » (des pods d’énergie) est Google, afin de permettre aux employés de bénéficier d’un espace pour faire la sieste ou pour se relaxer, le temps de recharger leurs batteries. Bien que ce genre d’avantage ne soit pas à la portée de tous, certains bénéfices accordés aux employés se présentent comme une véritable valeur ajoutée en matière d’emploi. C’est sur la base d’une étude menée par une entreprise britannique, Andrews Sykes Air Conditioning, que nous présentons ici les avantages proposés par les entreprises à leurs salariés ainsi que l’impact que ces derniers ont sur le moral des collaborateurs. Cette étude nationale examine les avantages sociaux actuellement offerts en entreprise, ainsi que la manière dont ils sont utilisés et leur impact au niveau du moral de chacun.

Avantages en nature : entre réalité et attentes

Bien que l’on ne s’en rende pas toujours compte, les avantages accordés aux employés commencent au sein même de l’environnement de travail. Des vestiaires pour se changer ou prendre une douche après un petit footing à midi, des chaises inclinables… quel impact ces objets de tous les jours ont-ils sur l’attitude des collaborateurs en entreprise ? Certains avantages, quoique modestes, ont un effet bénéfique sur une période de temps longue. Parmi les plus courants, on trouve les boissons chaudes gratuites (thé, café) que la majeure partie des employés de bureau consomment à gré.

Néanmoins, les petits plus ne suffisent pas à attirer les meilleurs éléments. À cet effet, l’étude montre qu’une importante partie des cadres et employés de bureau souhaitent bénéficier d’horaires de travail flexibles (43 %). Cette flexibilité donne aux employés la liberté de travailler selon leurs propres horaires et de créer un équilibre entre vie professionnelle et vie privée. D’ailleurs, les horaires de travail flexibles sont un facteur clé en matière de rétention du personnel. Une manière de donner plus de contrôle aux collaborateurs d’une entreprise quant à l’utilisation de leur temps libre, les encourageant à être plus productifs et plus motivés.

Le pouvoir potentiel des avantages en nature

Tout chef d’entreprise est un jour amené à se poser la question de savoir si les avantages en nature font une réelle différence dans le moral et la productivité de ses effectifs. La réponse à cette question est indéniablement oui, avec 20 % des employés qui, selon l’étude, admettent qu’ils travailleraient plus si on leur offrait plus d’avantages, 37 % qui indiquent qu’ils seraient plus motivés et près de 50 % qui disent même qu’ils seraient plus heureux.

Le stress étant la principale cause de désengagement et d’absentéisme au bureau dans de nombreuses économies avancées, les solutions à la portée des entreprises pour diminuer les taux de stress et créer une atmosphère conviviale privilégiant le bien-être ne manquent pas. Au Royaume-Uni, par exemple, certaines entreprises créent un bar gratuit à la fin d’une dure journée de travail ou encore la possibilité de travailler de chez soi lorsque le trafic est trop intense. Il existe également, dans les pays anglo-saxons, ce que l’on appelle le « duvet day », une journée où l’on reste sous la couette pour s’être couché trop tard, pour avoir trop profité ou abusé de bonnes choses la veille… une « journée duvet » accordée à raison d’un jour par an dans certaines entreprises, dont beaucoup de start-ups notamment.

Marilyn GUILLAULME