Bilan social individualisé : communiquez davantage !

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Cette année encore, les augmentations salariales risquent d’être réduites comme peau de chagrin. Mais la rémunération va bien au delà du simple salaire net.

Le bilan social individualisé (BSI) est un bon moyen de valoriser la totalité des sommes perçues directement ou indirectement par les salariés.

 

Le BSI, c’est quoi ? Un document  qui reprend toutes les composantes de la rémunération du collaborateur : salaire brut, salaire net, partie fixe, partie variable, avantages en nature, épargne salariale, prévoyance, épargne retraite, complémentaire santé, formation, temps de travail, mais aussi le montant des cotisations salariales et des charges patronales.

« L’objectif est de motiver les salariés en valorisant concrètement tout ce qu’ils perçoivent grâce à leur employeur », explique Sophie Cavaliero, consultante et formatrice en gestion des ressources humaines et auteure de Compensation & Benefits (Editions GERESO, 2014).

 

Le BSI, obligatoire ? Non, c’est une pratique volontaire des entreprises. Mais attention à ne pas tomber à côté de la plaque. « En rédigeant des BSI, l’entreprise joue la carte de la transparence. Pour éviter le retour de bâton, par exemple de salariés mécontents après s’être comparés à d’autres, l’entreprise doit avoir une politique de rémunération équitable », insiste Sophie Cavaliero. Sinon l’effet recherché sera inversé : il sera démotivant.

 

Comment remettre le BSI ? Le pire serait de le glisser dans l’enveloppe avec le dernier bulletin de salaire, sans plus d’explication. Au contraire, le BSI mérite d’être remis en main propre au collaborateur. Le baromètre 2013 de la communication sociale réalisé par Adding précise que ce sont les managers ou les Drh qui s’y collent à parité. « Il faut pour cela éduquer le management afin qu’il explique l’objectif du BSI et le lie à la performance de la personne. C’est une vraie opportunité de parler librement de rémunération en interne  », conclut-elle.

 

Sylvie Laidet