Evolution du marché des SIRH, des solutions de plus en plus abordables pour les PME

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Avec des prix plus abordables et des fonctionnalités adaptées, le marché des SIRH, historiquement focalisé sur les grands comptes, s’est ajusté aux besoins des PME. A moindre échelle, elles font face aux mêmes problématiques RH : de la gestion de la paie à la gestion de carrières. Cela dès 50 salariés, comme nous l’explique Christophe Patte, dirigeant du cabinet de conseil Human Start Consulting.

 

Déployer un SIRH : un facteur de développement

 

« De plus en plus de PME de 50 à 5000 salariés ont les même besoins que les grandes entreprises, notamment en matière de GRH, gestion du plan de formation, gestion des compétences, gestion de la masse salariale », constate Christophe Patte. Le déploiement d’un SIRH ou d’une solution de gestion pour un domaine choisi est facteur de développement pour l’entreprise, quelle que soit sa taille. Selon le dirigeant de Human Start Consulting, déployer une solution de gestion des temps peut s’avérer opportun pour une PME, dès 50 salariés. Cinquante salariés, ce sont déjà 50 carrières à gérer, en terme de formation, d’évolution, de gestion des compétences et bien-sûr, de temps et de salaires. Tout dépend des besoins de l’entreprise. « Une PME qui prévoit un plan de recrutement intensif peut décider de s'équiper d'une solution de gestion du recrutement ; une autre qui serait composée de personnels itinérants (commerciaux, VRP, …) pourrait décider d'investir dans une solution de type Intranet collaboratif RH pour récupérer les demandes de congés, les modifications d'informations personnelles, les frais… », cite-t-il en exemple.

 

Si l’on prend l’exemple de la production des bulletins de paie, « on peut considérer qu’au-delà de 150 salariés, un SIRH ou, tout du moins, une solution de gestion de la paie devient pertinente pour l'entreprise en vue d’une rationalisation évidente des coûts », commente Christophe Patte. Il prend l’exemple d’un expert comptable facturant de 40 à 50€ par bulletin de salaire, soit, pour une entreprise de 150 salariés, un coût annuel de 72 000 à 90 000€.

 

Deux options sont possibles qui permettraient de réduire les coûts liés à la production de la paie :  « L’externalisation complète du processus de gestion de la paie auprès d’un spécialiste (ADP-GSI, Cegedim SRH, SD Worx, …) qui couterait entre 15 et 30 € par salarié et par mois, plus un coût de la mise en place de la solution, variable en fonction de l’organisation de l’entreprise et de la complexité de son réglementaire paie », précise l’expert en conseil RH. Dans le second cas, « l’entreprise pourra choisir d’acquérir un logiciel » et de traiter elle-même la production des bulletins (logiciels de type Sage, Cegid, HR Access, Méta 4, …). Il faudra dans ce cas s’appuyer sur une équipe interne composée de  spécialistes paie. A titre indicatif, la rémunération moyenne brute annuelle d’un gestionnaire paie est de l’ordre de 25 000 à 35 000 €  en fonction de l’expérience», ajoute-t-il.

 

Un investissement donc rentable

 

« La rentabilité se mesurera sur toute la durée de l'utilisation de l'application RH, mais bien en amont, il est possible d'identifier les axes de retour sur investissement et notamment les gains de productivités au niveau des équipes RH », explique Christophe Patte.

 

Avant d’investir dans un SIRH, l’entreprise doit d’abord effectuer une étude de cadrage de ses besoins puis sonder le marché en réalisant un premier benchmark des solutions SIRH. Le budget sera variable en fonction du type de solution et de l’éditeur retenu. « Il existe deux structures de coûts, ajoute l’expert, le mode Saas ou hébergé et le mode progiciel (interne) ». Le mode Saas est celui qui tend le plus à se développer. Son avantage : « l’entreprise « loue » une solution RH, pour une durée déterminée, et ne paie que ce qu’elle consomme ». Un bon moyen de maîtriser son budget. A ces dépenses, sous forme d’abonnement mensuel, il faut ajouter le coût de la mise en place (paramétrages, reprises des données, interfaces…) et celui de la formation. Si l’entreprise opte pour le mode progiciel, d’autres dépenses sont à prévoir : elle ne paiera pas d’abonnement mensuel, mais devra acheter la licence. A cela s’ajoute le coût de la maintenance annuelle, le  coût salarial interne des effectifs de la DSI impliquée dans le suivi et la maintenance de l’application, et comme pour le mode Saas, la mise en place et la formation.

 

Selon le conseiller RH, la notion d’investissement est toute relative puisque « le marché tend de plus en plus vers de la location de solution RH ». Et surtout, si les entreprises recherchent des solutions rentables, elles recherchent aussi des solutions de qualité.

 

S’équiper d’un SIRH, c’est aussi automatiser et sécuriser sa gestion des RH. « La rentabilité n'est pas le seul facteur déclencheur pour l'acquisition d'un SIRH, l'entreprise a besoin d'informations fiables, sécurisées et exploitables. C'est ce qu'apporte le SIRH ».

 

 

Typhanie Bouju

 

 

En savoir plus :

Cabinet de conseil en système d'information RH et en accompagnement aux projets d'externalisation de la paie, Human Start Consulting a été fondé par deux associés, spécialistes des SIRH, en novembre 2008. Le cabinet accompagne les entreprises dans leur projet d'aide au choix SIRH, d'accompagnement à la mise en place de SIRH, de modélisation des processus RH et d'externalisation de la paie.

Le cabinet s'appuie sur les compétences d'un réseau d'expert en SIRH bénéficiant tous d'une très forte expérience en conduite de projet SIRH (MEO SIRH et AMOA SIRH).