Le Parlement adopte finalement le projet de loi « avenir professionnel »

Après deux mois d’attentes et plus de 2 500 amendements examinés, le fameux projet de loi controversé sur la liberté de choisir son avenir professionnel a été voté

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En effet, après deux mois de débats et plus de 2 500 amendements examinés, le projet de loi sur « la liberté de choisir son avenir professionnel » est enfin adopté. Ce mercredi 1er août, le Parlement a définitivement dit OUI par un ultime vote de l’Assemblée nationale. Un bilan qui s’annonce à 137 voix contre 30, dont une majorité LRM-Modem qui ont voté pour, tandis que la droite et la gauche sont majoritairement contre.

Un an après la réforme du code du travail..

Tout cela se passe un an après la réforme du code du travail par ordonnances qui a permis aux entreprises d’avoir plus de flexibilité. Muriel Pénicaud, ministre du travail, a défendu un texte d’« émancipation sociale » qui réforme la formation professionnelle, l’assurance-chômage et l’apprentissage dans un monde « en profonde mutation ».
Parmi les mesures principales nous retrouvons des nouvelles règles d’apprentissages, l’extension de l’allocation chômage à certains démissionnaires, mue du CPF.

Que veut dire ce projet de loi ?

Le candidat Macron avait évoqué une assurance « chômage universelle »  permettant aux indépendants et aux démissionnaires de toucher des allocations. En contrepartie, un contrôle renforcé des chômeurs doit être fait. Il avait également parlé de l’obligation pour les démissionnaires d’avoir un projet professionnel. Dans le texte, une indemnisation, sous conditions, en cas de démission avec un projet de reconversion, création ou reprise d’entreprise.

« Apprentissage »

Sur une autre promesse du candidat Macron, il y a celle de pénaliser toutes les entreprises qui usent trop souvent des contrats courts. Le gouvernement attendra 2019 pour les attaquer, les menaçant alors d’un tel dispositif, prévu par le texte.

Dès la rentrée, les organisations syndicales et patronales réouvriront une négociation sur l’ensemble des règles en vigueur de l’assurance chômage, comme le prévoyait le projet de loi sur les contrats courts.

Enfin, pour attirer plus d’entreprises et de jeunes à l’apprentissage, l’exécutif repousse l’âge limite à 30 ans, assouplit le temps de travail pour les -18 ans, ajoute une aide au permis de conduire, facilite les ruptures de contrat, et promet une hausse des salaires.

Lysa Achacha.