La moitié des Français souhaite plus d’investissement en formation continue

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A l’heure où le monde du travail est en passe de connaître une révolution sans précédent, avec la transformation des métiers au gré de l’évolution des technologies, des mentalités et des structures des entreprises, les Français réalisent l’importance de la formation continue. Une enquête Opinionway pour le cabinet Aneo met en évidence ce besoin qui s’inscrit comme une priorité pour bon nombre d’entre eux et pour laquelle ils souhaitent se positionner en tant qu’acteurs.

 

Les trois axes de préoccupation des Français

Souvent décriée par les médias, la formation professionnelle fait tout de même l’objet d’attentes importantes de la part des Français. C’est du moins ce que souligne l’enquête Opinionway pour Aneo, réalisée en 2017 auprès de deux échantillons de 1000 personnes environ.

Sur la question de ce que les pouvoirs publics devaient mettre en avant pour « anticiper les bouleversements à venir dans le monde du travail », près de 6 répondants sur 10 indiquent qu’il faudrait d’abord « orienter les jeunes vers les filières d’avenir ». Selon plus de la moitié des Français, donc, les pouvoirs publics ont un rôle à jouer dans le système de formation initiale. Ils doivent également se montrer capables d’identifier les « secteurs d’avenir », de savoir quels métiers créeront des emplois demain, en vue de préparer les jeunes d’aujourd’hui.

Dans l’enquête d’Opinionway, la formation continue prend la deuxième place au rang des priorités des Français interrogés. Un peu moins de la moitié des sondés (47%) estiment que les pouvoirs publics devraient « investir davantage dans la formation tout au long de la vie ». Un résultat qui laisse présager que les personnes interrogées souhaitent développer leur employabilité et à s’assurer un avenir meilleur. Néanmoins, lorsqu’ils sont interrogés sur les menaces pour le monde du travail, le « manque de qualification des travailleurs » n’est pas véritablement mis en avant (27%). En revanche, les lourdeurs administratives et la fiscalité ne manquent pas d’être mentionnées par les personnes interrogées, à raison de 50% et 42% respectivement.

La troisième priorité des Français, toujours selon l’étude, est l’investissement dans la recherche et l’innovation. 41% des répondants lui accordent une importance toute particulière, permettant d’affirmer que, avec les deux éléments précédents, les challenges du monde du travail de demain sont liés aux connaissances, aux compétences et à la formation.

 

Des métiers qui sont amenés à changer

Lorsqu’ils sont interrogés quant aux compétences à développer, les répondants sont unanimes : l’informatique remporte les sondages haut-la-main, avec deux-tiers des votes. Les langues (l’anglais), l’économie et les affaires viennent ensuite.

Rappelons-nous que plus de la moitié des métiers de demain, ceux même qui occuperont les écoliers d’aujourd’hui, n’existent pas encore. Une étude réalisée par Dell en 2017 indique un impressionnant chiffre de 85% des métiers concernés. Nouveaux emplois, tâches pour lesquelles les robots remplaceront les humains, automatisation, les cartes du jeu sont en train de changer, mais ceci ne semble pas créer d’inquiétude particulière chez les personnes interrogées, 62% d’entre elles ne pensant pas que son emploi puisse être remplacé par une machine, à terme.

Une plus forte implication des salariés pour la réforme de la formation professionnelle

Ce que demandent les Français, si l’on en juge par l’observation des résultats de l’enquête Opinionway, c’est une plus grande implication dans la mise en place de la réforme. Plus que les organisations représentatives, les syndicats patronaux ou encore les syndicats de salariés, ce sont les individus qui souhaitent être impliqués dans une réforme dont leur avenir professionnel va dépendre.

Marylin GUILLAUME