Reconnaissance au travail, bonnes pratiques et pièges à éviter

Encore aujourd’hui, certains managers peinent à instaurer efficacement des actes de reconnaissance concrets et nombre de salariés peuvent ressentir et mal vivre ce manque de considération en entreprise.

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reconnaissance au travail
Les bonnes pratiques et pièges a éviter

Ce n’est plus à prouver, la reconnaissance est un puissant outil de motivation et
de productivité en entreprise. Mais encore aujourd’hui, certains managers peinent à instaurer efficacement des actes de reconnaissance concrets et nombre de salariés peuvent ressentir et mal vivre ce manque de considération en entreprise.

On vous donne ici les principales clés pour utiliser au mieux ce levier
d’implication essentiel, au service de la performance d’une entreprise.
Quels impacts positifs de la reconnaissance sur les salariés ?

La reconnaissance limite les risques psychosociaux en réduisant
considérablement le stress des collaborateurs. En effet, elle contribue à libérer
dans le corps de la dopamine, également appelée « hormone du bien-être ».

Soulignons également que cet outil de considération donne le sentiment aux collaborateurs d’être accompagnés et soutenus dans leurs efforts et contribue à développer leur confiance en eux tout en les poussant à donner le meilleur d’eux même et à s’impliquer dans les problématiques internes. C’est en bout de course un réel outil de renforcement de leur adhésion à la culture et aux valeurs prônées par l’entreprise. Bonnes pratiques pour appliquer la reconnaissance dans le cadre professionnel.

En premier lieu, mettez en évidence les compétences individuelles de vos
collaborateurs, ce qui fait d’eux des atouts majeurs du bon développement de l’entreprise. Au-delà de montrer sa satisfaction, il est très important qu’un manager sache poser des mots sur ses ressentis auprès des collaborateurs pour augmenter l’impact de son message.

La récompense d’un bon élément doit aussi parfois passer par la formation et le
développement de compétences de manière générale. Par ce biais, le collaborateur se sent soutenu et accompagné dans ses efforts, ce qui l’incitera à
toujours faire mieux.

Pour favoriser l’amélioration ou simplement préserver un bon climat social,
apportez la même attention à tous vos collaborateurs, dans un soucis d’équité et
afin d’éviter les jalousies ou les potentielles incompréhensions. Valorisez les réussites mais sachez également relever les échecs. C’est important de dire quand c’est bien, mais lorsqu’une erreur a été commise, il faut aussi savoir le souligner.
Les principaux pièges à éviter…

La reconnaissance monétaire est très souvent utilisée dans les entreprises, et
c’est effectivement un levier essentiel, mais néanmoins pas suffisant. Pour être
efficace dans le temps, le versement de primes ne doit donc pas être le seul outil
de reconnaissance attribué aux collaborateurs.

La reconnaissance doit être un acte gratuit et empreint de sincérité, pas un geste
calculé dans l’attente d’un retour quelconque. Lorsqu’elle est calculée, la
reconnaissance peut être mal reçue, et le collaborateur peut réagir de façon tout
à fait contraire à vos attentes.

Il faut bien comprendre que féliciter un collaborateur ne fait pas perdre au
manager de l’importance quant à son statut hiérarchique. A l’inverse même, c’est valorisant ! Lorsqu’elle est conduite avec cohérence et personnalisation, la
reconnaissance impose aussi le respect, elle rend le manager à la fois plus
humain mais aussi plus accessible, dans un véritable rapport gagnant-gagnant.

En définitive, la reconnaissance contribue à l’épanouissement des salariés et au
développement d’un bon climat social favorisant largement bien-être au travail.

La reconnaissance n’est pour autant pas un dû, elle doit marquer et souligner les
efforts fournis pas les salariés ainsi que leur implication individuelle aux enjeux
collectifs.

Camille MOUCHOT.