Pourquoi veulent-ils tous travailler chez Facebook ?

671
0

Ça y est, les résultats du classement annuel de Glassdoor.com ont été publiés. Cette année, Facebook prend la place de Google et s’impose comme à la première place du palmarès, c’est-à-dire l’entreprise où il fait bon travailler, le moteur de recherche aux quatre couleurs ayant été relégué à la 30e position. Culture d’entreprise, état d’esprit, relations hiérarchiques… quels sont les secrets de Facebook pour autant plaire en qualité d’employeur ? C’est la réponse que nous tentons d’apporter dans cet article.

Quelques mots sur le classement Glassdoor.com

Pour comprendre le classement, il est important de comprendre l’organisme duquel il émane, Glassdoor, un service numérique d’offres d’emploi qui propose, entre autres, aux employés et anciens employés la possibilité de renseigner le site avec des informations qualitatives (conditions de travail) et quantitatives (salaires). Régulièrement, Glassdoor.com publie des palmarès dont les médias se font l’écho : les meilleurs employeurs de France, les plus beaux bureaux de France, le top des PDG (…) et le classement des entreprises dans lesquelles il fait bon travailler.

Pour élaborer ce dernier classement en 2017, Glassdoor a rassemblé les réponses de tous les salariés interrogés, sur la base de notes et d’avis laissés par les collaborateurs.

Heureux qui comme un salarié Facebook… a des avantages au-dessus de la moyenne

Chez Facebook, l’acquisition et la rétention de talent se prend au sérieux. Un comité d’audit est ainsi chargé d’analyser les avantages offerts par les grandes entreprises à leurs salariés, de manière à rester compétitif et à continuer de séduire les meilleurs éléments. Le classement Glassdoor n’émet aucune équivoque quant aux avantages proposés par Facebook, du salaire fixe au bonus annuel et aux avantages en nature, l’offre de Facebook reste supérieure à la moyenne du marché.

Ainsi, un salarié Facebook bénéficie d’un régime de santé et retraite, de davantage de jours de congés payés (21, ce qui n’est pas une obligation aux États-Unis), une prime de 4000 $ et un congé parental allant jusqu’à quatre mois pour les salariés à plein temps. Dès l’arrivée de leur enfant, ces derniers bénéficient également d’un remboursement capé de frais de garde jusqu’au 5 ans du petit dernier.

Facebook ne se préoccupe pas seulement du bien-être de ses salariés sur le lieu de travail : le géant des réseaux sociaux encourage ses collaborateurs à la pratique du sport avec notamment un remboursement de 50 % sur un abonnement à un club de gym ; il leur simplifie le quotidien par le biais d’un service de conciergerie gratuit. Il montre également son engagement en faveur de l’environnement en contribuant aux frais de transport pour ceux qui ne disposent pas de la navette gratuite jusqu’à Palo Alto.

Chez Facebook, le lieu de travail devient un lieu de vie à l’instar d’un village de vacances où tout est compris, du petit-déjeuner au repas et au café et snacks variés à consommer sans modération au cours de la journée.

À côté des aspects matériels et tangibles que Facebook offre à ses salariés, ceux-ci apprécient particulièrement la flexibilité des horaires de travail ainsi que la possibilité de travailler depuis leur domicile.

Les salaires chez Facebook sont également conséquents, au même titre que les stock-options proposés aux salariés, qui non seulement rétribuent leur engagement dans la société mais qui leur permettent également de prendre une partie de responsabilité dans la réussite de leur employeur.

À noter toutefois que, si les avantages sont indéniablement très intéressants chez Facebook aux États-Unis, tous les pays dans lesquels le réseau social est présent ne sont pas logés à la même enseigne. En revanche, Facebook s’efforce, en réalisant un audit complet, à proposer mieux qu’ailleurs dans chaque pays où il est présent.Hack

Savoir donner : une stratégie gagnante

Si les avantages proposés par Facebook à ses salariés suscitent la convoitise de plus d’un chef d’entreprise et l’envie chez les jeunes (et les moins jeunes), l’entreprise mise sur la quantité de travail, comme sur la qualité, de la part de chacun de ses salariés. Là encore, elle met tout en œuvre pour que tout un chacun s’y sente bien, prêt à donner du meilleur de lui-même : esprit start-up, espaces ouverts et contemporains, équipements de loisirs…

Dans son organisation de travail, Facebook séduit également : des « Hackatons », réunions ressemblant à des brainstormings laissant libre cours à toutes les idées nouvelles quelles qu’elles soient, au concert surprise de Kanye West et au « Game Day », tournoi sportif annuel interne, le réseau social plébiscité par ses employés bichonne ceux et celles qui leur accordent leur temps et leurs compétences. En retour, des salariés heureux, libres et valorisés qui contribuent à l’expansion de l’entreprise américaine.

Une stratégie gagnante, dans la mesure où Facebook réussit aujourd’hui à acquérir de nombreux talents, dont certains puisés directement dans les effectifs de Google, à l’image de Paul Adams, responsable de l’expérience utilisateur chez Google, par exemple.

Marilyn GUILLAUME